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Mis à jour (Jeudi, 25 Juin 2015 20:37)

 
Je trouve que l’Église a manqué d’inspiration le jour où elle a institué le mot “Confirmation” pour désigner l’un de ses sept sacrements. Ce n’est que mon avis ! Moi, je l’aurais appelé “la trousse à outils” !
Quand l’évêque prie sur les confirmands en appelant sur eux l’Esprit Saint, il demande qu’ils soient “équipés” des “dons de l’Esprit”. Être confirmé, c’est recevoir la “trousse à outils” spirituelle, de la marque déposée “Jésus”, qui fournit ce qui est nécessaire à l’épanouissement de la vie chrétienne : la sagesse, l'intelligence, le conseil, la force, la connaissance, l'affection filiale (envers Dieu), la crainte de Dieu (l’adoration)…
Ce sacrement fournit l’équipement et son mode d’emploi (l’Évangile !), mais ce n’est pas pour cela qu’il fait de nous des experts ! Le Seigneur a semé en nous des graines de sagesse, d’intelligence, de conseil, de force, etc. La question reste : “C’est bien beau, mais qu’est-ce que tu en fais ?” De même qu’un artisan ou un artiste est jugé par la qualité de ce qu’il produit, de même pour un chrétien on attend de lui la fécondité de ce qu’il a reçu de Dieu. Personne n’est bien placé pour se juger lui-même. Mais il est bon parfois de s’interroger sur les fruits de nos actions, de nos paroles, de notre manière même de vivre, et leur influence sur ceux qui nous entourent.
Une parole, un geste, un sourire
Une jeune fille confirmée me partageait récemment son expérience : “Cela m’arrive régulièrement, le soir, juste avant de me coucher, de me rendre compte en me remémorant ma journée qu’Il ( Le S e i g n e u r ) s’était adressé à moi à travers une parole, un geste, un sourire de quelqu’un. Ça me trouble profondément qu’Il fasse attention à moi…” Une autre, convaincue de la “beauté de la foi”, essaie d’en rayonner auprès des jeunes de son groupe : “Je pense qu’ils ont découvert la joie du Christ Ressuscité qui m’habitait. J’ai vraiment senti que ce n’était pas moi qui parlait mais que c’était Lui”. Deux témoignages pour montrer que celui qui se sert habilement de sa “boîte à outils” et de son “mode d’emploi” fera deux heureux : celui à qui il donne et lui-même en retour ! Allez, au boulot ! Tous à vos outils !

Père Rémy Crochu

Mis à jour (Dimanche, 15 Février 2015 17:37)

 
Nous vivons souvent dans l’illusion de pouvoir vivre “hors-sol” ! Je m’explique. En ces jours de printemps, le mystère de Pâques que nous venons de célébrer trouve dans la nature une merveilleuse illustration. Les températures remontant, la végétation se réveille peu à peu de l’engourdissement de l’hiver et la sève invisible remonte des racines nourrir les bourgeons de l’automne.Il en est de même de l’homme, nourri par la sève de l’Esprit et qui ne fait qu’un avec Dieu. Coupez-le de cette sève : il meurt, rien de moins !
Ceux qui ignorent ou nient cette vérité ne voient dans un embryon qu’un amas de cellules, dans un salarié qu’une “variable économique”, dans un “sans papier” qu’un parasite à reconduire à la frontière, dans un mourant qu’un pauvre malheureux dont il faut abréger la souffrance, et en eux-mêmes qu’un mort en sursis.
Se convertir
Nous, chrétiens, ne sommes pourtant pas à l’abri de telles pensées. Nous vivons encore trop comme si Dieu n’existait pas. La conversion à laquelle nous invitait le carême — mais c’est bien tous les jours que nous devons nous convertir ! — n’est pas d’abord de “faire ceci” ou “ne pas faire cela” !
Se convertir, c’est avant tout se tourner vers la Source intérieure, c’est la laisser monter en soi, dans ses pensées, ses paroles, ses gestes, toute sa vie.
Comprenant cela, une femme de 91 ans, qui avait vu partir et son mari et sa fille unique, me disait ces derniers jours : “Je commence seulement à vivre !” Une vraie cure de rajeunissement !
Contrairement à une idée reçue, les véritables “spirituels” ne sont pas des “tête en l’air” : ce sont des gens “pieds sur terre”, branchés sur le sol nourricier. Ceux-là ne se dessèchent pas et poussent jusqu’en vie éternelle !
Père Rémy

Mis à jour (Jeudi, 16 Octobre 2014 08:34)

 
On parle si mal de la sainteté! Les saints de plâtre sont devenus pour la plupart d’entre nous des étrangers. Nous en aimons quelques-uns parfois parce qu’ils nous sont devenus sympathiques pour une raison ou une autre. Mais qui d’entre nous rêve encore d’être un saint ? “Je ne suis pas un saint !” Comme s’il s’agissait d’une excuse valable ! Tout juste bonne à entretenir notre médiocrité ! La Sainteté fait peur. Probablement parce que nous parlons de ce que nous ne connaissons pas. Or, la Sainteté, c’est Dieu lui-même : “Saint, Saint, Saint, le Seigneur, Dieu de l’univers !” Cette sainteté de Dieu nous a-t-elle un jour éblouis de sa pure lumière ? Lui seul est saint ; et les saints du calendrier n’ont rien voulu d’autre que s’en laisser éblouir. Le monde moderne dans lequel nous vivons manque cruellement de saints parce qu’il a tué l’émerveillement, jusque dans sa jeunesse. Eloi Leclerc, dans “la Sagesse d’un Pauvre”, écrit que l’homme des siècles passés “participait au monde, naïvement”. “L’homme avait alors des racines puissantes” et “s’appuyait sur des adhésions vitales et instinctives particulièrement fortes” que rien ne venait “ébranler”. On y reconnaît bien la figure de Saint François.
L’homme d'aujourd’hui “a perdu la naïveté”. Et, sans condamner la modernité, l’écrivain franciscain explique que “le progrès ne s’est pas réalisé sans perte considérable sur le plan humain. L’homme, enorgueilli de sa science et de ses techniques, a perdu quelque chose de sa candeur.”
François d’Assise, contrairement aux caricatures qu’on peut faire de lui, n’était pas un grand naïf, un doux rêveur parlant aux oiseaux et chantant des cantiques à l’eau de rose ! Mais il avait au cœur une joie simple et profonde, nourrie par une inébranlable confiance en Dieu, comme celle du nouveau-né en sa mère. Une foi ancrée : l’amour de Dieu est à l’origine de tout et irradie tout en lui donnant son sens. Et François pouvait alors sillonner les rues d’Assise en criant “l’amour n’est pas aimé” tant il était blessé de voir les résistances opposées par ses contemporains au flot de la tendresse de Dieu.
Et ce flot, c’est son amour, c’est sa sainteté contagieuse comme l’épidémie Ebola ! Le problème, c’est que nous la fuyons, organisons des zones de quarantaine aux frontières de notre cœur ou de nos paroisses, et cherchons par tous les moyens la fabrication d’un vaccin anti-sainteté efficace. Heureusement, les enfants et les pauvres (de cœur) sont des cibles privilégiées du virus. Prions Dieu qu’il en reste encore quelques-uns : “Si vous ne devenez comme des tout-petits, vous n’entrerez pas dans le Royaume des cieux”…
Père Rémy Crochu

 

Mis à jour (Mercredi, 29 Octobre 2014 15:56)

 

Quelques « perles » spirituelles arrachées ça et là de la toute nouvelle Exhortation apostolique du pape François, « Evangelii Gaudium », sur le thème de la joie qui remplit le cœur des chrétiens qui annoncent l’Évangile dans le monde d’aujourd’hui. On excusera l’arbitraire de ce choix (qui ne couvre que le début du document), mais que chacun les lise comme une invitation au renouvellement de son élan missionnaire (et peut-être aussi à s’imprégner du texte intégral).

· « La joie de l’Évangile remplit le cœur et toute la vie de ceux qui rencontrent Jésus. Avec Jésus Christ la joie naît et renaît toujours. (N°1) »

· « Quand la vie intérieure se ferme sur ses propres intérêts, il n’y a plus de place pour les autres, les pauvres n’entrent plus, on n’écoute plus la voix de Dieu, on ne jouit plus de la douce joie de son amour, l’enthousiasme de faire le bien ne palpite plus. (N°2) »

· « Notre joie chrétienne jaillit de la source du cœur débordant de Jésus. Pourquoi ne pas entrer nous aussi dans ce fleuve de joie ? (N°5) »

· « Si quelqu’un a accueilli l’amour de Dieu qui lui redonne le sens de la vie, comment peut-il retenir le désir de le communiquer aux autres ? (N°8) »

· « La vie augmente quand elle est donnée et elle s’affaiblit dans l’isolement et l’aisance. Retrouvons et augmentons la ferveur, la douce et réconfortante joie d’évangéliser, même lorsque c’est dans les larmes qu’il faut semer. (N°10) »

· « L’Église ne grandit pas par prosélytisme mais par attraction ». (N°14) »

· « Les évangélisateurs ont “l’odeur des brebis” et celles-ci écoutent leur voix. (N°24) »

· « L’évangélisation joyeuse se fait beauté dans la liturgie, dans l’exigence quotidienne de faire progresser le bien. (N°24) »

· « La paroisse est communauté de communautés, sanctuaire où les assoiffés viennent boire pour continuer à marcher, et centre d’un constant envoi missionnaire. (N°28) »

· « L’important est de ne pas marcher seul, mais de toujours compter sur les frères. (N°33) »

· « L’Église n’est pas une douane, elle est la maison paternelle où il y a de la place pour chacun avec sa vie difficile. (N°47) »

· « Je préfère une Église accidentée, blessée et sale pour être sortie par les chemins, plutôt qu’une Église malade de la fermeture et du confort de s’accrocher à ses propres sécurités. (N°49) »

Père Rémy CROCHU